Brunehaut : le nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration a presque doublé en dix mois

Brunehaut : le nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration a presque doublé en dix mois

Brunehaut
Crédit images : commune de Brunehaut

La réforme du chômage et les vagues d'exclusions commencent à peser lourdement sur le CPAS de Brunehaut. Le nombre de dossiers de revenu d'intégration est passé de 52 en janvier à 92 aujourd'hui. Une augmentation importante qui met les équipes sous pression.

Quel est l'impact des exclusions du chômage sur le CPAS de Brunehaut ? La question a été soulevée lors du dernier conseil communal par Alberte Vico, conseillère communale de l'Union Solidaire de Brunehaut (USB). Après une troisième vague d'exclusions intervenue en juillet, elle souhaitait connaître l'évolution du nombre de bénéficiaires de l'aide sociale et les conséquences sur la charge de travail du personnel.

Dans sa réponse, le président du CPAS, Philippe Vinckier (USB), a confirmé une hausse importante des demandes. Le CPAS gère actuellement 92 dossiers de revenu d'intégration sociale (RIS), contre 52 en janvier dernier. Parmi ces bénéficiaires, 57 perçoivent un revenu d'intégration à taux plein, 22 bénéficient d'un complément d'allocations et 13 sont étudiants.

Une progression qui devrait se poursuivre. Selon Philippe Vinckier, le cap des 100 dossiers pourrait être franchi d'ici la fin de l'année.

Des demandes d'aides sociales également en hausse

Au-delà du revenu d'intégration, le CPAS constate également une augmentation constante des demandes d'aides sociales individuelles. Celles-ci concernent notamment le paiement des factures d'énergie, les soins de santé ou encore les besoins essentiels du quotidien.

Avec l'arrivée de la période hivernale, le président du CPAS s'attend également à une forte hausse des demandes d'intervention pour le chauffage, notamment pour l'achat de mazout.

Cette situation a des conséquences directes sur le fonctionnement des services. Chaque nouvelle demande nécessite une enquête sociale et un suivi administratif, même lorsqu'elle n'aboutit pas. À cela s'ajoutent les missions d'accompagnement des personnes précarisées et de réinsertion socioprofessionnelle.

"Malgré cette augmentation de la charge de travail, le CPAS n'a bénéficié que d'un renfort d'un mi-temps supplémentaire spécifiquement consacré à la réinsertion", précise Philippe Vinckier. Il reconnaît que les équipes travaillent désormais à flux tendu. Le président du CPAS a annoncé qu'il reviendrait plus en détail sur le fonctionnement des services et le bilan de leurs activités lors de la présentation du budget 2027.


J.CR.