A Tournai, le festival de La Mort qui Tue se met au sec
Menacée par les intempéries, la sixième édition du Festival La Mort qui Tue a finalement misé sur l’intérieur.
Pour éviter que son traditionnel cortège ne prenne l'eau, l'événement tournaisien a revu son programme de ce samedi 24 octobre et a investi la Maison de la culture avant de rejoindre l'église Saint-Nicolas. Une célébration du Da de los Muertos réinventée, mais toujours placée sous le signe de la fête et du partage.
Un cortège réinventé pour échapper aux gouttes
Tlaloc, le dieu aztèque de la pluie, s'est invité à la fête. Une présence symbolique qui n'a pas manqué de faire sourire les organisateurs du festival La Mort qui Tue, contraints d'adapter leur programme pour cette sixième édition. Plutôt que de laisser les intempéries gâcher les festivités, le rendez-vous a pris ses quartiers à la Maison de la culture de Tournai.
Dès 15 h 30, le public était invité à se mettre aux couleurs du Da de los Muertos, la traditionnelle fête mexicaine des morts. Au programme : ateliers de grimage, confection de couronnes de fleurs et réalisation de pancartes à la bibliothèque. Les visiteurs pouvaient également découvrir un autel réalisé par des enfants ayant participé à un stage du Centre d'expression et de créativité, avant de partager un goûter au bar de la Maison de la culture.
Une fois les costumes et les visages parés de couleurs, place au cortège réinventé. Musique, marionnettes géantes, danses et déguisements devaient rythmer ce rituel collectif, pensé pour célébrer la vie autant que la mort. La fête devait ensuite se poursuivre dès 18 h à l'église Saint-Nicolas, rue du Château, pour un second temps réunissant les participants et les invités du cortège autour de nouvelles animations musicales et artistiques.
Si la pluie a bouleversé les plans initiaux, elle n'a donc pas eu raison de l'esprit du festival. Gratuit et ouvert à toutes et tous, La Mort qui Tue a choisi de s'adapter pour préserver l'essentiel : un moment festif, populaire et collectif, où la mort se célèbre en couleurs plutôt qu'en silence.
O.W.