Tournai : Ecolo salue la rénovation de l'ancien GB et s'oppose au projet hôtelier de l'Orient

Tournai : Ecolo salue la rénovation de l'ancien GB et s'oppose au projet hôtelier de l'Orient

Tournai
Tournai : Ecolo salue la rénovation de l'ancien GB et s'oppose au projet hôtelier de l'Orient

Le chef de groupe Ecolo au conseil communal de Tournai, Johakim Chajia, se réjouit du projet de réhabilitation de l'ancien GB de la rue de la Tête d'Or. Il réaffirme par contre son opposition au complexe hôtelier envisagé à proximité de la carrière de l'Orient.

L'enquête publique concernant la réhabilitation de l'ancien GB de la rue de la Tête d'Or a débuté ce vendredi 16 octobre. Elle se poursuivra jusqu'au 4 novembre. Le projet a évolué puisque le propriétaire a abandonné l'idée d'une démolition-reconstruction. Il souhaite désormais conserver le bâtiment existant pour y installer un supermarché, plusieurs commerces, un espace de loisirs à l'étage et un parking souterrain. La réouverture est envisagée pour le troisième trimestre 2027.

Une évolution saluée par Johakim Chajia, chef de groupe Ecolo au conseil communal de Tournai. "Tout Tournai connaît ce bâtiment, et plus personne n'a envie de le voir vide. Le bâtiment le plus écologique, c'est celui qui existe déjà. On rénove au lieu de raser, et on ramène de la vie à deux pas de la Grand-Place et du piétonnier. C'est la bonne direction."

L'élu écologiste en profite pour faire le parallèle avec le projet privé de complexe hôtelier à proximité de la carrière de l'Orient. Présenté en juin dernier, celui-ci prévoit notamment la construction d'un hôtel de 122 chambres ainsi que plusieurs infrastructures sportives et de loisirs. Le projet suscite une opposition citoyenne. Une pétition a déjà recueilli plus de 1.000 signatures. "Deux projets, deux visions de la ville. Rue de la Tête d'Or, on répare un chancre en plein centre. À l'Orient, on projette 122 chambres d'hôtel au bord d'un site naturel exceptionnel. Ma ligne est simple : réparer la ville avant de l'étendre", poursuit Johakim Chajia.

Le chef de groupe Ecolo rappelle que ce projet privé est distinct de l'aménagement public du site de l'Orient, soutenu par des financements européens et régionaux. Il souligne également que la Ville poursuit les démarches entamées par l'ancienne échevine Ecolo Caroline Mitri pour faire reconnaître la carrière de l'Orient comme réserve naturelle. "La Ville travaille à protéger ce site. Un complexe hôtelier à ses portes irait à contre-courant de ce travail. Oui au développement, non au développement à tout prix", conclut-il.


R.R.