Le CSA salue le travail de notélé qui produit toujours plus de contenus pour la Wallonie picarde
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) vient de publier son rapport annuel sur les médias de proximité.
Chaque année, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) passe au crible le travail des médias de proximité. Son rôle est notamment de vérifier qu'ils remplissent bien leurs missions de service public : informer les citoyens, mettre en valeur la vie locale, soutenir la culture ou encore rendre leurs programmes accessibles au plus grand nombre.
Le dernier rapport, consacré à l'année 2025, confirme la bonne dynamique de notélé.
Plus de programmes pour les habitants de Wallonie picarde
En 2025, notélé a produit 635 heures de programmes, contre 605 heures en 2024 et 564 heures en 2023. En deux ans, la production a donc augmenté de plus de 12 %.
Cela représente en moyenne plus de 12 heures de nouveaux contenus chaque semaine, soit plus du double de ce que prévoit la convention de notélé.
Cette progression est d'autant plus significative que, dans l'ensemble, les 12 médias de proximité ont légèrement réduit leur production en 2025.
L'information reste évidemment au coeur du travail de la rédaction. Le CSA a notamment comptabilisé 343 éditions du journal télévisé et du "+ de l'info" au cours de l'année, alors que 250 étaient exigées.
Distinction sur le numérique
C'est l'un des principaux enseignements du rapport. Alors que les habitudes des téléspectateurs évoluent, notélé poursuit son développement sur internet et les réseaux sociaux.
En 2025, la chaîne a produit 219 heures de contenus destinés au numérique, contre 168 heures deux ans plus tôt.
À elle seule, notélé représente ainsi près d'un tiers de la production numérique de l'ensemble des médias de proximité francophones.
Le CSA cite d'ailleurs explicitement notélé et Boukè, le média de proximité namurois, comme les deux acteurs les plus actifs dans ce domaine.
Une place toujours plus importante pour la culture
Le rapport souligne également l'importance accordée à la vie culturelle de Wallonie picarde.
En 2025, notélé a consacré plus de 90 heures de programmes au développement culturel, contre environ 45 heures en 2023.
Spectacles, festivals, découvertes artistiques, traditions locales ou encore émissions culturelles : ces productions permettent de mettre en lumière les initiatives et les talents de la région.
La chaîne dépasse ainsi largement les objectifs fixés dans sa convention.
Des programmes plus accessibles
Autre évolution positive : les efforts réalisés pour permettre au plus grand nombre de suivre les programmes.
En 2025, 57 % des contenus concernés étaient accessibles grâce au sous-titrage adapté ou à la langue des signes, alors que l'obligation est fixée à 35 %.
Le CSA souligne également les progrès réalisés sur la qualité de ces dispositifs.
Enfin, après plusieurs remarques formulées les années précédentes, notélé répond désormais aux exigences du régulateur en matière d'éducation aux médias, notamment grâce à des contenus permettant de découvrir les coulisses de l'information et les métiers de la télévision.
Un bilan positif dans un secteur sous pression
Si le bilan de notélé est encourageant, le CSA rappelle que les médias de proximité évoluent dans un contexte financier difficile. Plusieurs chaînes ont terminé l'année 2025 dans le rouge, confrontées notamment à l'augmentation des coûts et à la pression sur leurs recettes.
De son côté, notélé a clôturé l'exercice avec un résultat positif de 43.122 euros et présente un budget 2026 à l'équilibre.
Au terme de son analyse, le CSA considère que notélé a respecté l'ensemble de ses obligations pour l'année 2025.
Un bilan qui confirme la place de notélé dans le paysage audiovisuel local, avec un double objectif : continuer à informer les habitants de Wallonie picarde tout en adaptant ses contenus à leurs nouvelles habitudes de consommation de l'information.
J.C.