Barry - Vezon : le ministre autorise finalement la construction de 7 éoliennes pour la CCB
En première instance, seules 4 éoliennes avaient été autorisées. Mais cette solution ne satisfaisait ni les porteurs de projet (CCB et Ipalle) ni les riverains.
Le couperet ministériel est tombé. Le ministre de l'Aménagement du territoire François Desquesnes (Les Engagés) vient d'autoriser l'implantation de 7 éoliennes, aux abords de la carrière de Barry, exploitée par la CCB. Ce champ éolien constitue, selon la direction de la cimenterie, "une étape essentielle dans la feuille de route de décarbonation" de l'entreprise.
Le ministre avait été saisi en recours après l'octroi, par l'administration régionale, d'un permis pour seulement quatre éoliennes (la CCB en demandait le double). Les recours provenaient de l'entreprise et d'Ipalle, qui l'assiste dans ce projet, mais aussi des riverains qui espéraient, eux, l'abandon complet du projet.
"Cohérence particulière" du projet
La décision du ministre s'appuie sur différents avis administratifs, ainsi que sur les éléments recueillis lors de la procédure et notamment l'étude d'incidence. François Desquesnes cite en particulier le fait que le projet soit localisé dans une zone de dépendance d'extraction, ce qui "présente une cohérence particulière compte tenu du caractère industriel du site et de son évolution future ". Autre élément qui a pesé dans la balance : le fait que le projet contribue "aux objectifs de transition énergétique et de décarbonation de l'industrie wallonne" (puissance installée de 57,6 MW).
François Desquesnes estime par ailleurs qu'une série d'adaptations du projet (bridage des éoliennes, création de haies et de lisières écologiques etc) ont permis de réduire les incidences potentielles sur les espèces protégées.
L'éolienne n°3 était problématique
En revanche, le ministre constate que l'implantation de l'éolienne n°3 est "problématique", tant en raison de l'exploitation future de la carrière que des préoccupations relatives au maintien d'un noyau boisé identifié dans l'étude d'incidences. Des motifs qui, précise le cabinet du ministre, "ne justifiaient pas le rejet de l'ensemble du projet".
" La décision adoptée reflète ainsi une approche de proportionnalité et d'équilibre, permettant de soutenir la production d'énergie renouvelable tout en tenant compte des contraintes environnementales identifiées et des spécificités du site concerné ", conclut François Desquesnes
C.D.C.