Piscine de Leuze : Nicolas Dumont et le groupe Idées saluent la relance du projet mais dénoncent « plus d’un an de perdu »

Piscine de Leuze : Nicolas Dumont et le groupe Idées saluent la relance du projet mais dénoncent « plus d’un an de perdu »

Leuze-en-Hainaut
Piscine de Leuze : Nicolas Dumont et le groupe Idées saluent la relance du projet mais dénoncent « plus d’un an de perdu »

Le chef de groupe Idées Nicolas Dumont se réjouit de voir le projet de piscine relancé à Leuze. Ancien échevin et président de la RCA sous la précédente mandature, il estime cependant que la majorité MR-PS revient aujourd’hui sur une décision qui a fait perdre du temps au dossier.

La relance du projet de piscine à Leuze fait réagir l'opposition. Au lendemain de l'annonce de la majorité MR-PS, Nicolas Dumont, chef de groupe Idées et ancien échevin sous la précédente législature, se réjouit du retour annoncé de la natation à Leuze tout en se montrant très critique sur la manière dont le dossier a été géré. " Nous nous réjouissons sincèrement de ce retour à la raison ", réagit-il.

Pour rappel, les autorités communales ont confirmé mardi leur volonté de construire une nouvelle infrastructure sur le site de l'avenue des Sports. Baptisée " Aq'WaPi ", elle doit remplacer l'ancienne piscine, définitivement fermée en 2025. Le projet a notamment pu être relancé grâce à la perspective d'une prolongation du subside régional. Les travaux pourraient débuter au début de l'année 2027 pour une durée estimée à deux ans.

" Il n'y a pas véritablement de nouveau projet "

Pour Nicolas Dumont, cette relance ressemble surtout à un retour au dossier préparé sous la précédente majorité. Selon le groupe Idées, le permis d'urbanisme avait déjà été introduit en février 2022 et le subside régional avait été obtenu en juillet 2024. " Ce qui est annoncé aujourd'hui reprend, pour l'essentiel, ce qui avait déjà été préparé ", estime Nicolas Dumont, qui considère dès lors qu'" il n'y a pas véritablement de nouveau projet ".

L'ancien président de la RCA regrette surtout le temps écoulé. Il pointe les conséquences de la fermeture pour les écoles, les clubs et les nageurs, mais aussi l'impact de l'inflation sur le coût du futur chantier. L'opposition rappelle avoir défendu le maintien d'un projet de piscine depuis le début de la législature.

Hervé Cornillie défendait le choix d'avoir temporisé

Invité de notre JT mardi soir, le bourgmestre Hervé Cornillie (MR) avait au contraire défendu cette période de réflexion. Pour lui, la difficulté n'était pas uniquement de parvenir à construire une nouvelle piscine, mais de garantir que la commune serait ensuite capable de l'exploiter durablement. " On a simplement pris un an pour en consolider le financement et pour aussi imaginer une politique sportive à l'égard des communes et des écoles qui seront nos clients privilégiés ", expliquait-il hier sur notre plateau.

Le bourgmestre avait également insisté sur la dimension supracommunale du projet. Plusieurs communes voisines avaient été approchées afin de leur proposer de rejoindre le dispositif et de bénéficier notamment de créneaux pour leurs écoles et leurs habitants. Les partenaires pourraient également être associés à la gestion de l'outil.

C'est précisément cette viabilité à long terme que la majorité présentait mardi comme la principale évolution du dossier. La future piscine doit être plus fonctionnelle et moins coûteuse à exploiter que l'ancien équipement.

De son côté, Nicolas Dumont assure que son groupe ne s'opposera pas à la relance. " Nous soutiendrons évidemment toute avancée sérieuse en ce sens. Et nous resterons attentifs à sa concrétisation ", conclut-il.