Chercq : le caniparc dans un état « désolant », la Ville va intervenir

Chercq : le caniparc dans un état « désolant », la Ville va intervenir

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Chercq : le caniparc dans un état « désolant », la Ville va intervenir

Le caniparc de Chercq va faire l’objet d’une attention particulière de la part de la Ville de Tournai.

Lors du dernier conseil communal, la conseillère PS Blandine Motte a interpellé le collège sur l'état général du site, après plusieurs retours de citoyens. "Il y a plusieurs retours de citoyens concernant notamment son état général, la nécessité d'un nettoyage et d'un entretien du site", a-t-elle indiqué, demandant si une intervention avait déjà eu lieu ou si elle était programmée.

La réponse de l'échevin en charge du bien-être animal a été directe. "Sur le caniparc de Chercq, la situation est quand même vraiment désolante", a reconnu Emmanuel Vandecaveye. Selon lui, le site était déjà "dans un très piteux état" lorsqu'il est arrivé aux responsabilités. Depuis, la situation se serait encore dégradée.

Des éléments dangereux vont être retirés

Face à ce constat, la Ville prévoit d'intervenir. "J'ai demandé aux services d'enlever les choses qui sont les plus dangereuses", a précisé l'échevin MR. Les espaces verts doivent également passer sur place pour assurer un entretien du site.

Une rencontre est aussi prévue avec la société qui avait fourni le mobilier du caniparc. "Ils n'en reviennent pas de l'état", a expliqué Emmanuel Vandecaveye. L'objectif sera d'évaluer les possibilités : rénover les installations existantes ou modifier le mobilier présent.

Un espace trop petit selon l'échevin

Au-delà de l'entretien, l'échevin pointe un problème de conception. "Il y a deux soucis principaux à ce lieu. Le premier, c'est qu'il est trop étroit", a-t-il expliqué. Selon lui, les éducateurs canins qui fréquentent le site estiment que l'espace disponible n'est pas suffisant. Blandine Motte a alors posé la question de l'avenir du caniparc. "Vous comptez quand même le garder là ou le fermer, faire ailleurs ?", a-t-elle demandé, estimant que le problème d'espace resterait posé même après une réparation.

Pour l'instant, aucun autre site ne semble avoir été identifié. "Après analyse des différents parcs que l'on a et des différents bois actuellement sur site communal ou même CPAS, je ne vois pas trop où on pourrait faire cela", a répondu Emmanuel Vandecaveye. Des contacts ont toutefois été pris avec des propriétaires privés, mais "rien de très probant pour le moment".

Le comportement de certains utilisateurs pointé

L'autre problème soulevé par l'échevin concerne l'utilisation du caniparc. "Pour certains, c'est une plaine de jeux à taille géante où on laisse ses chiens, on ferme la porte et on les laisse livrés à eux-mêmes", a-t-il regretté.

Emmanuel Vandecaveye insiste sur la responsabilité des propriétaires. Selon lui, les services communaux doivent régulièrement intervenir pour reboucher les trous creusés par les chiens. "On appelle les espaces verts tous les deux jours pour aller remettre de la terre. Bien entendu, on ne sait pas être là quotidiennement et c'est à la responsabilité du propriétaire de regarder ce que son chien fait." L'échevin évoque également des dégradations commises en marge d'événements festifs organisés à proximité. "On voit que des enfants ou adolescents prennent un malin plaisir de dégrader ce mobilier", a-t-il indiqué.

Pour Blandine Motte, l'idée de départ reste pourtant intéressante. "Tout n'était pas mauvais en soi. Je trouve que l'idée était quand même correcte ", a-t-elle souligné. Un avis partagé par l'échevin. "L'idée est tout à fait correcte" Reste désormais à voir si une remise en état suffira à redonner une vraie utilité au caniparc de Chercq.


R.R.