Élevage canin Berria (Happy Dogs) à Blaton : le SPW émet à son tour un avis défavorable

Élevage canin Berria (Happy Dogs) à Blaton : le SPW émet à son tour un avis défavorable

Blaton
Élevage canin Berria (Happy Dogs) à Blaton : le SPW émet à son tour un avis défavorable

Le fonctionnaire technique du Service public de Wallonie (SPW) s'est rallié à la position de la commune de Bernissart en émettant un avis défavorable.

Le dossier de régularisation de l'élevage canin Happy Dogs, exploité par la SRL Berria, rue d'Ath, 37 à Blaton, connaît un nouveau développement. Le fonctionnaire technique du Service public de Wallonie (SPW) s'est rallié à la position de la commune de Bernissart en émettant un avis défavorable sur la demande de permis d'environnement introduite pour régulariser l'activité.

L'exploitation est spécialisée dans l'élevage de bergers australiens et de mini aussies. La demande de permis visait à mettre l'activité en conformité avec la réglementation environnementale. En rejoignant l'avis du Collège communal, le SPW renforce toutefois la position défavorable déjà exprimée au niveau local.

Si cet avis ne constitue pas encore une décision définitive, il représente une étape importante dans l'instruction du dossier, dont la décision finale revient désormais aux autorités régionales.

Une forte mobilisation citoyenne

Ce nouvel avis intervient quelques jours après la prise de position du Collège communal de Bernissart. Réuni le 24 juin, celui-ci avait rendu un avis défavorable à la demande de permis introduite par la SRL Berria.

L'enquête publique, organisée du 26 mai au 9 juin 2026, avait suscité une mobilisation exceptionnelle. Pas moins de 292 réclamations ont été déposées, auxquelles s'est ajoutée une pétition totalisant 134 signatures.

Lors du conseil communal, l'échevine du Bien-être animal, Stacy Cange, avait souligné l'ampleur de cette participation citoyenne.

" Cette participation témoigne de l'ampleur des préoccupations exprimées par les citoyens. "

Des inquiétudes sur plusieurs fronts

Parmi les arguments avancés par les riverains figurent notamment la poursuite de l'activité malgré plusieurs refus administratifs antérieurs et la crainte qu'une régularisation ne vienne légitimer une situation contestée depuis de nombreuses années.

Le bien-être animal constitue également l'une des principales préoccupations. Les réclamations évoquent une production jugée excessive de chiens, des conditions de détention considérées comme inadaptées, un manque de socialisation des animaux ainsi que des interrogations sur le respect de la réglementation. Plusieurs témoignages de clients font également état de problèmes de santé chez certains chiens, de troubles comportementaux et de pratiques commerciales contestées.

Les opposants au projet soulèvent également des préoccupations environnementales liées aux nuisances sonores et olfactives, à la gestion des déjections, des déchets et des eaux usées, aux risques de pollution des sols et des nappes phréatiques, ainsi qu'à l'utilisation d'une prise d'eau souterraine.

À cela s'ajoutent des inquiétudes concernant l'augmentation du trafic routier généré par l'activité, ainsi que des interrogations portant sur les effectifs du personnel, le nombre réel d'animaux présents sur le site et la capacité de l'entreprise à gérer l'élevage dans le respect des normes.

Enfin, plusieurs réclamations portent sur l'importation de chiens depuis l'étranger, le suivi vétérinaire, l'origine des reproducteurs et la compatibilité du projet avec le plan de secteur et les objectifs de développement de la commune.

Selon Stacy Cange, le dossier a également donné lieu au dépôt d'une question parlementaire ainsi qu'à plusieurs échanges avec les autorités compétentes et des associations de protection animale.

Avec l'avis défavorable du fonctionnaire technique du SPW venant désormais s'ajouter à celui du Collège communal, le dossier entre dans une nouvelle phase. Il appartient à présent à la Région wallonne de statuer sur la demande de permis d'environnement.


C.F.