Abattoir d'Ath : Péruwelz attend les conclusions de l'enquête avant de décider du sort de son soutien à WapiMeat

Abattoir d'Ath : Péruwelz attend les conclusions de l'enquête avant de décider du sort de son soutien à WapiMeat

Péruwelz Ath
Abattoir d'Ath : Péruwelz attend les conclusions de l'enquête avant de décider du sort de son soutien à WapiMeat

Interpellée au conseil communal, la majorité de Péruwelz attendra les conclusions des enquêtes administrative et judiciaire avant de décider du maintien de son soutien financier à la coopérative WapiMeat.

Le dossier de l'abattoir d'Ath et les images diffusées par l'association GAIA ont animé les débats du conseil communal de Péruwelz ce jeudi soir. Interpellée par le conseiller communal Denis Renard (MR-IC), la majorité a confirmé qu'elle attendrait les conclusions des enquêtes administrative et judiciaire avant de décider du maintien de son soutien financier à la coopérative WapiMeat.

Le conseiller d'opposition a dit avoir été "choqué" par les vidéos révélées il y a quelques jours. "Ce sont des images d'une violence insoutenable", a-t-il déclaré, tout en rappelant l'importance de disposer d'un abattoir de proximité pour les éleveurs de la région.

Denis Renard souhaitait connaître la position du collège communal alors que plusieurs communes actionnaires ont déjà réagi. Beloeil, par exemple, a notamment annoncé la suspension de son soutien financier dans l'attente des résultats des investigations.

Le bourgmestre Jimmy Ababio (PS) a d'abord tenu à condamner fermement les faits dénoncés. "Le bien-être animal n'est pas une variable d'ajustement, mais une exigence éthique et légale", a-t-il affirmé.

Aucun paiement n'a encore été effectué

Le bourgmestre a toutefois précisé que la situation de Péruwelz diffère de celle des communes ayant annoncé une suspension. Les 2.000 euros votés par le conseil communal l'an dernier pour soutenir WapiMeat figurent bien au budget, mais n'ont toujours pas été versés. "Nous n'avons reçu aucune demande officielle de paiement", a expliqué Jimmy Ababio.

Le collège entend désormais attendre les conclusions des enquêtes en cours. "Si les manquements reprochés s'avèrent structurels et avérés, cet engagement sera tout bonnement annulé", a assuré le bourgmestre, indiquant que cette approche rejoint également celle adoptée par d'autres communes.

Préserver un outil essentiel pour les éleveurs

Jimmy Ababio a également insisté sur la nécessité de distinguer les éventuelles responsabilités individuelles de l'avenir de l'outil d'abattage.

Selon lui, de nombreux agriculteurs de la région souhaitent que les personnes responsables soient sanctionnées si les faits sont confirmés, tout en préservant une infrastructure qu'ils jugent indispensable aux circuits courts. "Beaucoup d'éleveurs appellent à faire la part des choses : sanctionner lourdement les dérives si elles sont avérées, mais protéger l'outil de travail des agriculteurs et des agricultrices", a-t-il souligné.

Le bourgmestre a d'ailleurs interpellé l'opposition sur les conséquences d'un éventuel désengagement définitif de la commune. "Si l'outil peut être remis aux normes, quelles solutions proposez-vous demain matin à nos agriculteurs et à nos artisans bouchers ? Les envoyer à des centaines de kilomètres ?", a-t-il lancé.

En réponse, Denis Renard a assuré ne pas plaider pour une rupture immédiate avec WapiMeat. "Je n'ai pas pris position. Je veux simplement que toute la lumière soit faite sur ce dossier", a-t-il conclu, estimant que la justice devait désormais établir les responsabilités avant toute décision politique.


R.R.