Le Collège communal de Bernissart émet un avis défavorable à la demande de permis de l'élevage de chiens Happy dogs

Le Collège communal de Bernissart émet un avis défavorable à la demande de permis de l'élevage de chiens Happy dogs

Bernissart
Le Collège communal de Bernissart émet un avis défavorable à la demande de permis de l'élevage de chiens Happy dogs

Au total, 292 réclamations ont été introduites ainsi qu’une pétition rassemblant 134 signatures.

Le Collège communal de Bernissart a rendu un avis défavorable à la demande de permis introduite par la SRL Berria, exploitante de l'élevage canin Happy Dogs à Blaton.

L'enquête publique, organisée du 26 mai au 9 juin 2026, a suscité une mobilisation citoyenne particulièrement importante. Au total, 292 réclamations ont été déposées, auxquelles s'ajoute une pétition ayant recueilli 134 signatures.

Lors du conseil communal de ce mercredi 24 juin, l'échevine du Bien-être animal, Stacy Cange, est revenue sur les nombreux arguments avancés par les citoyens.

" Cette participation témoigne de l'ampleur des préoccupations exprimées par les citoyens ", a-t-elle déclaré.

Parmi les principales critiques figurent la poursuite de l'activité malgré plusieurs refus administratifs antérieurs et la crainte qu'une régularisation ne vienne légitimer, a posteriori, une situation contestée depuis de nombreuses années.

Le bien-être animal constitue également l'un des principaux points de préoccupation. Les réclamations évoquent notamment une surproduction de chiens, des conditions de détention jugées inadaptées, un manque de socialisation des animaux ainsi que des interrogations sur le respect des normes en vigueur. Plusieurs témoignages de clients font également état de problèmes de santé chez certains chiens, de troubles comportementaux ou encore de pratiques commerciales contestées.

Les citoyens soulèvent en outre plusieurs enjeux environnementaux, notamment les nuisances sonores et olfactives, la gestion des déjections, des déchets et des eaux usées, les risques de pollution des sols et des nappes phréatiques, ainsi que l'utilisation de l'eau issue d'une prise d'eau souterraine.

L'impact sur la mobilité et la sécurité routière est également pointé du doigt en raison de l'augmentation du trafic généré par l'activité de l'élevage.

Plusieurs réclamations mettent aussi en évidence des incohérences concernant les effectifs du personnel, le nombre réel d'animaux présents sur le site et la capacité de l'entreprise à assurer une gestion conforme de ses activités.

Enfin, des interrogations persistent concernant l'importation de chiens depuis l'étranger, le suivi vétérinaire, l'origine des reproducteurs ainsi que la compatibilité du projet avec le plan de secteur et les objectifs de développement de la commune.

Selon Stacy Cange, ce dossier a également conduit au dépôt d'une question parlementaire et à plusieurs échanges avec les autorités compétentes ainsi qu'avec des associations de protection animale.

Après cet avis défavorable du Collège communal, il appartient désormais à la Région wallonne de se prononcer sur la demande de permis.


C.F.