Zone de police du Val de l'Escaut : le préavis de grève est levé après des engagements de l'autorité
Les syndicats ont obtenu plusieurs engagements de la part Frédéric Di Lorenzo qui représentait le collège de zone.
Le préavis de grève déposé par le front commun syndical au sein de la zone de police du Val de l'Escaut ne sera finalement pas activé. À l'issue du comité de négociation organisé ce mardi, les organisations syndicales ont décidé de lever leur préavis après avoir obtenu plusieurs engagements de la part des autorités de la zone.
Le front commun, composé du SLFP Police, du SNPS, de la CSC-SP/ACV-OD et de la CGSP Admi, avait déposé un préavis de grève afin de dénoncer notamment le manque d'effectifs et le blocage du recrutement d'un directeur des opérations.
À l'issue des discussions, les syndicats indiquent avoir obtenu des garanties de la part de Frédéric Di Lorenzo, bourgmestre d'Estaimpuis et représentant de la zone de police. Ils regrettent en revanche l'absence du président de la zone, Jean-Pierre Bourdeaud'Huy, lors de cette réunion.
Premier engagement obtenu : la cheffe de corps recevra le mandat de constituer une commission de sélection afin d'organiser, avant le 1er septembre, l'entretien du commissaire actuellement directeur des opérations par intérim depuis janvier 2026. Cette procédure doit permettre de déterminer officiellement s'il est apte à occuper définitivement cette fonction stratégique.
Les syndicats dénonçaient depuis plusieurs semaines la suspension de cette procédure, estimant qu'elle retardait inutilement le renforcement de l'encadrement au sein de la zone.
Un nouveau poste annoncé
Les autorités se sont également engagées à ouvrir, lors du prochain cycle de mobilité dont la publication est prévue le 1er octobre 2026, un poste de directeur de l'intervention.
Si le candidat actuellement en intérim est déclaré apte au poste de directeur des opérations, ce nouvel emploi permettra de pourvoir la fonction qu'il occupait précédemment. Dans le cas contraire, c'est le poste de directeur des opérations qui sera à nouveau déclaré vacant.
Un plan de recrutement attendu
Autre revendication entendue : l'élaboration d'un plan d'engagement destiné à rapprocher progressivement la zone de son cadre organique théorique.
Les syndicats rappellent que la zone compte actuellement une soixantaine de policiers opérationnels alors que son cadre prévoit 78 agents. Selon eux, cette pénurie pèse fortement sur les équipes en place, qui travaillent " à flux tendu ".
Les autorités se sont engagées à présenter ce plan de recrutement à la rentrée.
Au vu de ces engagements, le front commun syndical a donc décidé de lever le préavis de grève qui devait courir du 2 au 31 juillet.
Les organisations préviennent toutefois qu'elles resteront attentives à la concrétisation des promesses formulées lors du comité de négociation. Elles préviennent déjà que si les engagements pris ne sont pas respectés, elles n'excluent pas de reprendre leurs actions et de déposer un nouveau préavis de grève.
J.C.