Abattoir d’Ath : Sophie Hennart (PS) veut suspendre le soutien du CPAS de Leuze
Invitée de notre émission Politiquement (in)correct, Sophie Hennart (PS), présidente du CPAS de Leuze-en-Hainaut, a réagi aux images de maltraitance animale révélées par l'association Gaia à l'abattoir d'Ath. Comme d'autres communes actionnaires de la coopérative, elle estime qu'une réaction forte s'impose et annonce vouloir proposer la suspension du soutien du CPAS.
Les révélations de Gaia sur des faits présumés de maltraitance animale à l'abattoir d'Ath continuent de provoquer des réactions en cascade dans la région. Interrogée dans notre émission Politiquement (in)correct, Sophie Hennart n'a pas caché son indignation face aux images diffusées ces derniers jours.
" Ces images sont intolérables et le comportement des employés est intolérable ", a-t-elle déclaré. La présidente du CPAS de Leuze rappelle que son institution est impliquée dans la coopérative qui soutient l'abattoir. Mais au vu des éléments révélés, elle estime qu'il n'est plus possible de poursuivre comme si de rien n'était.
Leuze pourrait suivre l'exemple de Beloeil
Quelques heures auparavant, la commune de Beloeil avait annoncé suspendre son soutien à la coopérative. Une décision que Sophie Hennart entend soumettre à son tour au Conseil de l'action sociale de Leuze. " Je vais en tout cas en faire la proposition au Conseil de l'action sociale ", a-t-elle affirmé.
Une position qui pourrait renforcer la pression sur la structure athoise. Plusieurs communes de Wallonie picarde sont en effet associées à la coopérative, ce qui donne à cette affaire une portée qui dépasse largement les frontières de la cité des Géants.
Des réponses attendues
Consciente que ces prises de position pourraient fragiliser l'avenir de l'abattoir, la présidente du CPAS estime néanmoins que la priorité est désormais d'obtenir des explications et des garanties.
" L'abattoir doit maintenant marquer une position. Il y a un certain nombre de réponses qui nous sont dues. "
Pour Sophie Hennart, les images dévoilées par Gaia ont créé une rupture de confiance qui nécessite des actes concrets avant d'envisager un éventuel maintien du soutien public.
Alors que l'enquête suit son cours, l'affaire continue de faire réagir bien au-delà d'Ath. Après Beloeil, Leuze pourrait à son tour prendre ses distances avec la coopérative, illustrant l'onde de choc provoquée par les révélations de l'association de défense des animaux.
O.W.