À Dottignies, le Foyer Tibériade dévoile ses nouveaux locaux en présence des ministres Prévot et Coppieters

À Dottignies, le Foyer Tibériade dévoile ses nouveaux locaux en présence des ministres Prévot et Coppieters

Mouscron

Un projet de 2,3 millions d’euros, soutenu par le plan ERICh de la Région wallonne, destiné à moderniser un bâti vieillissant et parfois inadapté aux standards actuels d’accueil.

À Dottignies, le Foyer Tibériade a officiellement inauguré ses nouveaux espaces de vie. Une transformation d'ampleur, pensée pour répondre à l'évolution des besoins des résidents et améliorer durablement leur quotidien.

Un chantier de longue haleine pour moderniser l'accueil

Le bâtiment n'a plus grand-chose à voir avec celui d'il y a quelques années. Les travaux ont permis de repenser l'organisation des espaces : chambres adaptées supplémentaires, pièces de vie plus lumineuses, plusieurs salles de bains et salons et installation d'un ascenseur destiné à faciliter les déplacements des résidents.

L’établissement accueille aujourd’hui 18 personnes en situation de handicap. Pour elles, ces aménagements vont bien au-delà du confort et se traduisent par un gain concret d’autonomie et de qualité de vie.

« C'était une nécessité. Aujourd'hui, on peut dire qu'on a un bâtiment correct, qui est fonctionnel, et on en est fiers », résume la direction, qui voit dans cette transformation l'aboutissement d'un projet mûri depuis près d'une décennie, les premiers plans ayant été imaginés en 2017 et la première pierre posée en 2023.

2,3 millions d'euros et le plan ERICh, levier central de la modernisation

Le chantier représente un investissement total de 2,3 millions d'euros. Une transformation qui s'inscrit dans le cadre du Plan ERICh (Wallonie), lancé en 2017 par la Région wallonne.

Un montant significatif pour une structure de cette taille, qui a dû composer avec un environnement économique tendu.

Comme de nombreux projets publics et parapublics ces dernières années, la rénovation a été impactée par la flambée des prix des matériaux et des coûts de construction. Une partie des surcoûts liés à l'inflation a dû être absorbée directement par l'institution, sans remettre en cause la réalisation du projet. Doté initialement d'une enveloppe de 50 millions d'euros, ce programme visait à soutenir la modernisation d'établissements parfois vieillissants, dans un secteur où les besoins de rénovation sont importants et structurels. À Dottignies, le dispositif a ainsi joué un rôle déterminant dans la concrétisation du projet, en permettant d'amorcer et de sécuriser un chantier d'ampleur pour l'ASBL du Foyer Tibériade

Au-delà du financement régional, le projet a également pu compter sur des soutiens complémentaires, notamment pour des équipements spécifiques. L'installation de l'ascenseur a ainsi été rendue possible grâce à l'appui de Cap48, illustrant la combinaison fréquente entre fonds publics et mécénat solidaire dans ce type de réalisation.

Une portée politique

En présence des autorités locales, parmi lesquelles la bourgmestre Ann Cloet, la députée Mathilde Vandorpe, présidente du Foyer Tibériade, ainsi que le collège communal mouscronnois, la visite a surtout été marquée par la venue des responsables politiques wallons. Le ministre de la Santé Yves Coppieters et son prédécesseur, aujourd’hui vice-Premier ministre fédéral, Maxime Prévot, sont venus constater sur le terrain la mise en œuvre du plan ERICh.

Négocié dans les accords de gouvernement, un second volet de ce programme est déjà évoqué par les autorités wallonnes, avec une enveloppe annoncée de 100 millions d’euros destinée à poursuivre la modernisation du secteur. « On va lancer cette année le nouvel appel à projets pour démarrer cette programmation. Toutes les institutions qui accueillent des personnes en situation de handicap et qui sont en lien avec l’Aviq peuvent introduire des projets de rénovation », a précisé Yves Coppieters.

Avec cette rénovation et cette extension, le Foyer Tibériade s’inscrit désormais dans une nouvelle phase de son histoire. Pour les équipes comme pour les résidents, l’enjeu est désormais de s’approprier ces nouveaux espaces et d’y renforcer les dynamiques d’accompagnement.


E. P.