Jean-François Hautenauven quitte le RPP à Péruwelz : «Je ne suis plus en accord avec la façon dont le parti est aujourd'hui dirigé»
Il démissionne de son poste de vice-président du RPP en raison de désaccords avec la gouvernance actuelle du mouvement.
Jean-François Hautenauven a annoncé ce mercredi sa démission de la vice-présidence du RPP (Rassemblés pour le Péruwelzis) et son retrait du parti. Il évoque un "profond désaccord avec la gouvernance actuelle du mouvement" et estime que celui-ci s'est éloigné du projet porté lors des élections communales de 2024.
Lui qui a rédigé le programme du RPP pour les dernières élections regrette que plusieurs engagements défendus durant la campagne aient été relégués au second plan. "Les points que nous avions promis en campagne aux gens ne sont plus une priorité", déplore Jean-François Hautenauven.
Parmi ses mandats politiques exercés au nom du RPP, Jean-François Hautenauven occupe actuellement le poste de président du centre culturel Arrêt 59. L'avenir de sa place à cette fonction devra être débattu lors de la prochaine assemblée générale de l'institution.
"On ne cherche plus qu'à caser Leïla en 2030"
Parmi les raisons de son départ, Jean-François Hautenauven pointe une focalisation croissante du mouvement sur les élections de 2030. Selon lui, les discussions internes portent désormais davantage sur l'avenir politique de l'échevine Leïla Detombe que sur la concrétisation du programme.
"On est plus occupé en interne à discuter et à essayer de recaser Leïla en 2030", affirme-t-il. Il dénonce également un fonctionnement de plus en plus fermé et un éloignement de la base militante : "Tout est dit, tout est décidé, discuté, concerté, en vase clos, en famille, en excluant tout le reste." Enfin, il déplore des réunions de parti "très plates" et le désintérêt progressif des militants, dont les jeunes. "La jeunesse était pourtant une base de la campagne du RPP," rappelle-t-il.
Jean-François Hautenauven précise toutefois qu'il n'a aucun problème avec Leïla Detombe sur le plan personnel et conserve de très bons souvenirs de la campagne qu'ils ont menée à deux.
La famille avant la politique
S'il reconnaît que sa situation familiale a contribué à sa réflexion, Jean-François Hautenauven assure que son départ est avant tout motivé par des divergences politiques. "Je voulais bien sacrifier une partie de ma vie personnelle parce qu'il y avait des idées derrière. Aujourd'hui, pour moi, il n'y en a plus", explique-t-il.
Pour l'heure, il dit ne nourrir aucun projet politique en vue de 2030 et souhaite se recentrer sur sa famille. "La seule élection à laquelle j'envisage de me présenter sera celle du meilleur papa", précise-t-il. Une aventure qu'il mène avec sa compagne, Cindy Bourleau, qui a de son côté quitté son poste de vice-présidente du comité de jumelage de Péruwelz.
B.D.