Usine Replic à Pecq : les premiers aménagements pour limiter les nuisances présentés aux riverains

Usine Replic à Pecq : les premiers aménagements pour limiter les nuisances présentés aux riverains

Pecq
Usine Replic à Pecq : les premiers aménagements pour limiter les nuisances présentés aux riverains

Après les plaintes des riverains et une visite du site organisée en février dernier, les actionnaires et gestionnaires de l’usine Replic ont présenté ce lundi une série d’aménagements destinés à limiter les envols de plâtre.

Les premiers aménagements destinés à limiter les nuisances générées par l'usine Replic ont été présentés ce lundi, en fin d'après-midi, aux riverains. Réunis dans la salle du conseil communal, les membres du comité de riverains ont pu faire le point avec les représentants d'Ipalle et de l'entreprise Dufour sur les mesures mises en oeuvre depuis la visite du site organisée en février dernier.

Pour rappel, cette visite de terrain avait permis aux habitants concernés de constater le fonctionnement de l'installation et d'exprimer directement leurs inquiétudes quant aux envols de poussières de plâtre observés à proximité du site. À la suite de cette rencontre, un comité de riverains s'est constitué afin d'assurer un suivi régulier du dossier.

Mise en service en 2020, l'usine Replic recycle le plâtre usager pour le transformer en nouvelle matière première destinée à l'industrie cimentière. Un projet pilote porté par Ipalle, Cogetrina Dufour et Veolia. Malgré l'objectif environnemental, son exploitation génère des nuisances dénoncées par plusieurs riverains et membres du conseil communal. Le plâtre, particulièrement volatile, peut être emporté par le vent et se retrouver dans l'environnement.

Des réparations, un bardage et davantage d'entretiens

Face à ces constats, les gestionnaires du site ont entrepris plusieurs adaptations techniques.

"Une manchette télescopique au sein de l'unité de stockage connaissait des difficultés de réglage en restant à une hauteur qui n'était pas optimale. Nous veillons désormais à ce qu'elle soit en parfait état de fonctionnement. De même pour la machine imposante qui permet d'aspirer les poussières, dans la première partie du bâtiment. Les normes constructeurs préconisent un entretien annuel, mais nous avons constaté qu'avec le tonnage collecté, il était indispensable d'accentuer ces entretiens et d'assurer un suivi plus régulier", a expliqué Vincent Van Leynseele, membre du comité de direction d'Ipalle.

L'activité du site reste importante. En 2025, quelque 25.000 tonnes de plâtre ont été réceptionnées au sein de l'usine, permettant la valorisation de 16.000 tonnes de matière.

D'autres interventions ont également été réalisées au niveau du bâtiment de stockage. "Un bardage a été installé à l'arrière du bâtiment pour protéger les grilles d'aération installées sur son pourtour. Cela améliore sensiblement la situation en ce qui concerne les évacuations latérales", a poursuivi Vincent Van Leynseele.

Des billes de polystyrène venues de France

La question des billes de polystyrène retrouvées dans les avaloirs a également été abordée lors de la réunion.

"Nous avons constaté qu'il s'agissait essentiellement de billes présentes dans le plâtre venant de France sur lesquels des panneaux d'isolation ont été collés. Nous avons effectué une sensibilisation importante auprès de nos clients afin qu'un pré-travail de tri soit réalisé avant l'arrivée des matériaux sur le site".

En complément, l'entreprise Dufour réalise actuellement des paniers de protection destinés à être installés dans les avaloirs afin de récupérer ces particules avant qu'elles ne se dispersent dans l'environnement.

Si ces premières mesures vont dans le sens des demandes formulées par les riverains, plusieurs points restent à améliorer. La grande porte d'entrée du bâtiment demeure notamment ouverte durant les opérations de travail.

"C'est un point sur lequel nous travaillons encore. Des pistes ont été étudiées comme l'installation d'un bardage plus bas ou une porte permettant des ouvertures et fermetures plus rapides, mais ces réflexions sont toujours en cours", a précisé Vincent Van Leynseele.

Les responsables du projet assurent vouloir poursuivre le dialogue engagé avec les habitants. Ces derniers, de leur côté, resteront attentifs à leurs effets concrets sur le terrain.

Car les nuisances n'ont pas totalement disparu. Il y a à peine trois semaines, lors d'une journée particulièrement venteuse, la conseillère communale Laure D'Haene, présente lors de la réunion de comité de riverains, affirmait encore avoir traversé un véritable "nuage de poussières" aux abords du site.


Sébastien Lippens