Ath : la JS Meslin bénéficiera-t-elle (enfin) de nouvelles installations footballistiques ? Un nouveau projet est sur les rails

Ath : la JS Meslin bénéficiera-t-elle (enfin) de nouvelles installations footballistiques ? Un nouveau projet est sur les rails

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Ath : la JS Meslin bénéficiera-t-elle (enfin) de nouvelles installations footballistiques ? Un nouveau projet est sur les rails

Cela fait désormais plus de 20 ans que le club de football de Meslin attend de pouvoir disposer d’un terrain sur ses terres meslinoises.

Le dossier est revenu à de nombreuses reprises sur la table du conseil communal d'Ath. "Le premier dossier est arrivé sur la table en 2001 ou 2002", se remémore Jérôme Salingue, échevin des Sports (PS). "Il y a déjà eu pas mal de dossiers présentés et qui n'ont pas abouti. Lors de la mandature passée, quatre endroits avaient été identifiés, mais les accords n'ont jamais été trouvés, notamment avec l'un des propriétaires", rappelle l'élu.

Cette fois, une solution semble enfin se dessiner. "Nous avons trouvé un accord avec des propriétaires pour un échange de terres derrière la salle de la Couturelle (NDLR : dans le zoning de Ghislenghien)", se réjouit l'échevin socialiste.

Actuellement, le club évolue sur deux sites distincts, à Maffle et à Ollignies, une situation loin d'être idéale pour les jeunes joueurs et leurs parents. De plus, la convention concernant le site de Maffle arrivera à échéance fin 2028. Pour Jérôme Salingue, l'emplacement situé derrière la Couturelle présente plusieurs avantages. "En termes de nuisances, c'est quand même assez intéressant vu qu'on est excentré par rapport au dernier projet qui se trouvait vraiment derrière les maisons, derrière l'école de Meslin".

Lancement de l'avant-projet et demande de subsides

Ce jeudi soir, les élus athois étaient amenés à voter la désignation de l'auteur de projet ainsi que la demande de subsidiation, deux points votés conjointement. "On a besoin de cet auteur de projet pour pouvoir chiffrer, faire le métré et ainsi disposer d'un dossier correct pour la demande de subside", détaille l'échevin des Sports, qui espère obtenir une subvention de 50 %, voire 70 %.

Le coût total du projet, basé sur les estimations d'un précédent dossier et tenant compte de l'augmentation du coût des matériaux, est estimé à 1,7 million d'euros. Si le projet n'en est encore qu'à ses prémices et que de nombreux détails devront être affinés par l'auteur de projet, la ville insiste déjà sur la mise en place d'une barrière végétale afin de limiter les nuisances sonores.

" Un projet pas suffisamment raisonné et raisonnable "

Tous les conseillers ont approuvé le lancement du projet, à l'exception du conseiller Serge Dumont (MR.@th), qui estime que celui-ci n'est pas suffisamment "raisonné et raisonnable". L'élu libéral a exprimé plusieurs réserves concernant le coût annoncé de 1,7 million d'euros. S'il s'est dit "ravi d'atterrir à ce montant", après des estimations évoquées "parfois à 2,8 millions", il regrette toutefois l'absence, selon lui, d'un décompte détaillé justifiant ce chiffre.

Le conseiller a également pointé le cahier spécial des charges, s'interrogeant sur la pondération des critères d'attribution, avec "60 % pour le prix, 40 % pour la lettre de motivation". "On peut tout y mettre, on peut tout y écrire et son contraire ou le déclarer", a-t-il estimé.

Serge Dumont a aussi mis en garde contre un projet conditionné à l'octroi de subsides et à l'absence de dépassement budgétaire, jugeant difficilement concevable "qu'on stoppe comme si un avion atterrissait en plein vol car il ne sait pas aller jusqu'au bout de la destination".

Enfin, le conseiller a replacé le débat dans un contexte plus large, évoquant l'état des routes, des trottoirs ou encore l'accessibilité PMR, ainsi que le poids de certaines taxes pour les citoyens. Au vu de ces remarques, Serge Dumont a demandé un vote individuel et a voté contre.

Le projet est désormais sur les rails. Reste à espérer que, contrairement aux précédentes tentatives, celui-ci puisse enfin se concrétiser.


A.D.