Un Montroeulois participe à une mission scientifique sur la plus grande toile d'araignées du monde

Un Montroeulois participe à une mission scientifique sur la plus grande toile d'araignées du monde

Montroeul-au-Bois
Un Montroeulois participe à une mission scientifique sur la plus grande toile d'araignées du monde

Il a prélevé le venin d'une espèce d'araignée présente dans nos contrées.

Rudy Fourmy, le fondateur de la société Alphabiotoxine spécialisée dans la production et la distribution de venins et de toxines purifiées pour la recherche et l'industrie pharmaceutique revient d'une aventure peu commune : avec une vingtaine de spéléologues et scientifiques (microbiologistes, éthologies, etc.) venus des quatre coins de la planète, il a participé à une mission scientifique au sein de la Sulfur Cave, une grotte située dans les gorges de Vromonea, à la frontière entre l'Albanie et la Grèce.

Découverte en 2022 par des spéléologues tchèques, elle renferme une structure naturelle hors norme : une gigantesque toile d'araignée de plus de 100 mètres carrés, peuplée de plus de 110 araignées. "Cette toile géante qui forme comme un rideau, est composée de milliers de toiles "individuelles". Elle est actuellement considérée comme la plus grande connue au monde", explique Rudy Fourmy.

Beaucoup de mystères

Dans l'obscurité totale de cette cavité à l'odeur d'oeuf pourri, plusieurs espèces d'araignées cohabitent dont la Tegenaria domestica - autrement dit la tégénaire domestique que l'on trouve dans nos contrées - et la Prinerigone vagans, présentes en grand nombre.

"Notre société Alphabiotoxine a été sollicitée par le professeur Jean-François Flot, professeur en Biologie évolutive à l'ULB, pour participer à cette mission internationale afin de mener une étude comparative du venin des Tegenaria domestica avec celles que nous trouvons... dans nos greniers", explique le chercheur montroeulois.

"Cette colonie d'araignées présente un caractère grégaire surprenant puisque l'espèce est généralement considérée comme solitaire. Autrement dit, elle est sensée vivre seule, pas en communauté."

Ce mystère n'est qu'un parmi tant d'autres : l'âge de la structure est également inconnu. "Mais elle date certainement de milliers voire de millions d'années."

Nous reviendrons prochainement dans Le journal sur cette aventure peu commune.

Photos : Edith Halleux (Alphabiotoxine) et Martin Vastrade (U-Namur)


F.T.