Taxe de séjour à Frasnes-lez-Anvaing : la majorité refuse un régime transitoire

Taxe de séjour à Frasnes-lez-Anvaing : la majorité refuse un régime transitoire

Frasnes-lez-Anvaing
Taxe de séjour à Frasnes-lez-Anvaing : la majorité refuse un régime transitoire

La proposition d’instaurer un régime transitoire sur la taxe communale de séjour a été rejetée lors du conseil communal de Frasnes-lez-Anvaing. La majorité invoque un impératif d’équilibre budgétaire.

Le débat autour de la fiscalité touristique s'est invité au conseil communal ce mardi à travers un point porté par le conseiller PS Marian Clément. Celui-ci plaidait pour une mesure d'assouplissement temporaire afin de soulager les exploitants locaux.

Dans son intervention, Marian Clément a pointé une accumulation de taxes pesant sur le secteur : taxe provinciale par nuitée, hausse de la TVA de 6 à 12 %, et désormais taxe communale.

Selon ses calculs, cette pression représenterait plusieurs centaines d'euros par an pour un hébergement moyen, sans compter la charge administrative. L'élu s'inquiète d'un risque de perte de compétitivité pour l'offre touristique locale.

Il proposait dès lors un compromis : instaurer une période transitoire d'un an, renouvelable, avec une réduction de moitié de la taxe communale pour les exploitants engagés dans une démarche de reconnaissance auprès de Wallonie Tourisme.

La proposition a reçu l'appui du conseiller MR Grégory Timmermans, également actif dans le secteur. Celui-ci a notamment insisté sur la méconnaissance des obligations administratives par certains exploitants et sur les délais parfois longs pour obtenir une reconnaissance officielle.

Il a également contesté certains arguments avancés par la majorité, affirmant que des hébergements non encore reconnus pouvaient déjà être soumis à la taxe provinciale.

La majorité invoque l'équilibre budgétaire

En réponse, l'échevin du Tourisme Amaury de Lannoy (Ensemble Citoyens) a estimé qu'un régime transitoire n'était pas nécessaire.

Le bourgmestre Jacques Dupire a, quant à lui, reconnu la complexité du système, notamment liée à la taxe provinciale fixée à 1,54 euro par personne et par nuitée mise en place sans concertation avec les communes.

Il a également confirmé que les calculs avancés par l'opposition étaient corrects, tout en rappelant que la taxe communale, votée en novembre, s'élève à 120 euros par lit, avec une réduction de moitié pour les établissements reconnus par Wallonie Tourisme.

Mais malgré ces constats, le bourgmestre a rejeté la proposition de régime transitoire : "Nous ne pouvons accéder à ta demande car cela va rompre l'équilibre budgétaire".

Jacques Dupire a toutefois laissé entrevoir une évolution à plus long terme, indiquant que la commune souhaite "abandonner le plus vite possible cette taxe" si la situation financière le permet.

En attendant, la majorité estime que le cadre actuel permettra de structurer le secteur et d'inciter les exploitants à se mettre en conformité.

Le point a finalement été rejeté, majorité contre opposition.


J.C.