Route Pairi Daiza : les opposants manifestent au conseil communal de Brugelette
Ils sont venus déplorer l'impact du projet sur les terres agricoles.
À peine arrivé sur la Grand-Place de Brugelette, le ton est donné. Face à l'hôtel de Ville, quelques tracteurs aux messages clairs : "Non aux routes Pairi Daiza".
A l'intérieur de l'antre communale, les élus sont réunis pour leur rencontre mensuelle. Un conseil retardé par la colère et les questions des agriculteurs. Maintenant que les deux tracés toujours en course sont connus (NDLR : sur les deux tracés, l'impact est le même sur la commune de Brugelette), ils sont venus rappeler leur opposition au projet, principalement en raison de son emprise sur les terres aujourd'hui cultivées.
"Eric Domb a un rêve, moi, il y a longtemps que je ne rêve plus"
Sur le fond : une question de principe, ceux qui estiment "que la route ne réglera de toute façon pas le problème" ne veulent pas sacrifier les terres sur lesquelles ils oeuvrent tous les jours.
"On a travaillé toute notre vie, on croit qu'on est propriétaire et on nous prend tout. Jusqu'au bout je me battrai, je ne les laisserai pas passer" scande l'un des agriculteurs.
Les autorités communales qui ont bien entendu ces doléances ont promis d'organiser une séance d'information à destination de la population, probablement début mai.
Être mieux informés par la commune
Une nouvelle interpellation, toujours concernant Pairi Daiza, mais sur un autre projet, a suivi la première. Cette fois, une citoyenne s'est étonnée d'avoir été informée du réaménagement des bassins de la sucrerie par la presse, et non par la commune. Les autorités communales ont abondé en ce sens, reconnaissant qu'elles n'avaient pas encore été informées, bien que des échanges avaient déjà eu lieu avec la Région wallonne.
Rappelons que le parc a promis d'organiser une rencontre avec le collège communal brugelettois pour l'informer des tenants et aboutissants du dossier.
N.J.