Pairi Daiza : des règles de circulation renforcées pour protéger les villages lors des pics d’affluence
Avec près de 2,9 millions de visiteurs par an, le parc Pairi Daiza génère un trafic routier important dans les communes voisines. Face à cette pression croissante, des mesures de circulation spécifiques sont mises en place lors des journées les plus fréquentées.
Dans notre émission Le + de l'info, consacrée à la nouvelle route d'accès à Pairi Daiza tant attendue, plusieurs représentants des communes concernées étaient présents sur notre plateau. Parmi ceux-ci, nous retrouvions Violaine Herbaux, bourgmestre de Silly, Géry Paternotte, échevin de la Mobilité de Brugelette, et Jérôme Salingue, échevin de la Mobilité d'Ath. Ce dernier a particulièrement attiré notre attention sur les dispositions mises en places par ces différentes communes pour désengorger la circulation dans leurs villages.
Des villages sous pression
Les week-ends, jours fériés ou encore certaines opérations du parc entraînent un afflux massif de visiteurs, principalement concentré sur quelques heures. Dans certains villages, comme à Gages ou Gibecq, plusieurs milliers de véhicules peuvent traverser les rues en une matinée, alors même que ces localités ne comptent qu'une centaine d'habitants. Cette situation est régulièrement décrite comme difficile à vivre pour les riverains, confrontés à un trafic dense, du bruit et une perte de sécurité sur des voiries initialement prévues pour un usage local.
Circulation locale et déviations
Pour répondre à cette pression, les communes concernées ont progressivement instauré des mesures de circulation lors des journées de forte affluence, en demandant notamment au parc animalier de les prévenir, comme nous l'a expliqué Jérôme Salingue. Certains villages sont ainsi placés en circulation locale, limitant l'accès aux seuls riverains. Les automobilistes se rendant au parc sont alors redirigés vers des axes plus adaptés, notamment les routes nationales, afin d'éviter le transit dans les villages et sur les routes de campagne. Ces dispositifs visent à canaliser les flux et à réduire l'impact direct du trafic sur les habitants, même si l'échevin admet qu'ils ne font parfois que repousser le problème vers les communes voisines comme celle de Silly.
Des mesures adaptées selon les moments
La gestion du trafic est également pensée en fonction des moments de la journée : "Le matin constitue la période la plus critique, avec une arrivée massive et simultanée des visiteurs souhaitant accéder au parc dès l'ouverture" précise Jérôme Salingue. Les restrictions de circulation sont alors renforcées pour limiter les traversées de villages. En revanche, en fin de journée, les départs sont plus étalés dans le temps, ce qui permet une répartition plus fluide du trafic et un assouplissement des mesures sur certaines voiries locales.
Une application difficile sur le terrain
Malgré ces éléments, leur application reste complexe. Certains automobilistes ne respectent pas les interdictions mises en place ou continuent de suivre leur GPS, malgré la signalisation et les déviations. Dans certains cas, les autorités doivent faire appel aux zones de police pour contrôler et faire respecter les mesures, notamment lors des journées les plus chargées, au grand dam de Jérôme Salingue : "Il y a quinze jours, malgré les dispositions que nous avions prises pour la traversée de Gibecq, nous avons dû demander à la police d'intervenir sur place, parce que les gens ne respectaient rien...". Les communes reconnaissent ainsi que ces dispositifs constituent avant tout une réponse à court terme, en attendant des solutions structurelles pour désengorger durablement les villages autour de Pairi Daiza
T.C.