Le collège communal de Tournai a été interrogé concernant la qualité de l’air sur les villages d’Havinnes, Beclers et Gaurain-Ramecroix

Le collège communal de Tournai a été interrogé concernant la qualité de l’air sur les villages d’Havinnes, Beclers et Gaurain-Ramecroix

Tournai

Au cours des derniers mois, les épisodes inquiétants se sont multipliés. Les riverains de ces villages ont observé des nuisances sonores et atmosphériques.

Les différentes activités industrielles de cette zone génèrent des odeurs chimiques (de type bitume, asphalte ou hydrocarbures) et sont constatées dès l'aube.

Plus récemment, entre novembre et décembre 2025, des retombées de poussières collantes ont été signalés. Les riverains de ces villages sont donc inquiets de la qualité de l'air qu'ils respirent. D'autant plus que les valeurs relevées au niveau de la station Wallonair d'Havines dépassent les normes de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) .

La conseillère Emmeline Petit (PS) a interpellé l'échevin tournaisien de l'Environnement, Emmanuel Vandecaveye sur ce sujet. "En outre, les demandes d'expansion par les entreprises concernées et acceptées par les autorités politiques suscitent encore d'avantage d'inquiétudes " précise-t-elle.

Il est à noter que la ville n'est pas l'autorité de contrôle des émissions industrielles, cette compétence relève de la Région wallonne, via le Département de la Police et des Contrôles, plus connue sous le nom de la police de l'environnement. Cependant les autorités communales se sont fait le relai des préoccupations citoyennes.

Emmanuel Vandecaveye a apporté lplusieurs précisions, en voici un résumé.

Les odeurs de type bitume ou hydrocarbures qui ont été signalées proviennent probablement d'activités industrielles identifiées, notamment d'une société située à proximité de la CCB, faisant partie du groupe Colas.

Quant aux dépassements fréquents des valeurs guide de l'OMS sur la qualité de l'air, il rappelle que les permis d'exploitation sont encadrés par des normes européennes et régionales, moins strictes et qui sont les seules juridiquement contraignantes et contrôlées.

Enfin , l'étude Airscan a révélé ses résultats et les analyses globales étaient plutôt rassurantes.

Concernant l'incident de novembre 2025, Emmanuel Vandecaveye a ajouté que les résultats de l'enquête n'ont toujours pas été avancés. Les poussières collantes constatées seraient d'origine calcaire. Ecoutez ses explications ainsi que la réaction d'Emmeline, Petit, la conseillère PS.


C.F.