Municipales en France : dans le Nord, les extrêmes en progression, mais pas forcément vainqueurs
Ce dimanche 22 mars, les citoyens français étaient de nouveaux appelés aux urnes dans les communes où aucune liste n’avait fait l’unanimité après le premier tour. Ce second tour a donc livré les résultats définitifs, partout en France.
Dans de nombreuses villes du Nord de la France, les listes classées aux deux extrêmes de l'échiquier politique ne gagnent pas. Cependant, elles sont en nette progression par rapport aux élections précédentes.
Pour le Rassemblement National, en comparaison avec l'élection de 2020 :
- Wattrelos passe de 20,35% à 41,73% des voix.
- Douai passe de 14,58% à 40,62% des voix.
- Valenciennes passe de 9,65% à 30,92% des voix.
- Saint-Amand-les-Eaux passe de 11,71% à 22,85% des voix.
Pour La France Insoumise, en comparaison avec l'élection de 2020 :
- Lille passe de 8,84% à 33,7% des voix.
- Villeneuve-d'Ascq passe de 8,18% à 22,49% des voix.
- Tourcoing passe de 0% à 24,94%.
Cette tendance nationale montre donc que les idées extrémistes seront désormais plus répandues dans les conseils municipaux chez certaines communes voisines de la Wallonie picarde.
Quels changements à la frontière ?
- Baisieux passe du centre à la droite
- Comines passe du centre à la droite
- Condé-sur-l'Escaut passe du centre à la gauche
- Halluin passe de la droite au centre
- Hergnies passe de la droite à l'extrême droite
- Leers passe de la droite au centre
- Roubaix passe de la droite à l'extrême gauche
Dans toutes les autres villes et communes limitrophes, les électeurs ont choisi de réélire le ou la maire sortant(e), ou une liste différente, mais de la même orientation politique.
N.T.