Brugelette : des parents manifestent au conseil communal contre la réintégration d’un enseignant

Brugelette : des parents manifestent au conseil communal contre la réintégration d’un enseignant

Brugelette
Brugelette : des parents manifestent au conseil communal contre la réintégration d’un enseignant

Plusieurs parents ont déposé une pétition à la bourgmestre.

Ce jeudi soir, le conseil de Brugelette a été retardé par une manifestation de parents. Ils sont venus exprimer leur colère. Un professeur qui avait été écarté suite à des faits de violence sur des enfants devrait être réintégré d'ici peu. Les manifestants ont rendu une pétition à la bourgmestre Isabelle Liégeois. " Nous citoyens et parents concernés par la sécurité et le bien-être des enfants de nos écoles, vous remettons cette pétition afin de porter la voix des familles qui attendent des décisions claires, responsables et protectrices pour les élèves de notre commune ", a expliqué Ludivine Michel, qui a pris la parole pour les parents.

" Récemment, des cas de violence envers plusieurs enfants ont été constatés. Après une brève suspension, la réintégration de la personne concernée est aujourd'hui prévue. Cette situation nous inquiète profondément et a été l'élément déclencheur de notre mobilisation. Dans un pays comme la Belgique qui affirme défendre les droits de l'enfant, la sécurité physique et psychologique des élèves devrait toujours être une priorité absolue. Pourtant, dans certaines situations, les décisions concernant la réintégration d'un membre du personnel reposent essentiellement sur le pouvoir organisateur. Dans des communes de taille plus modeste, où les relations professionnelles et personnelles peuvent être proches, il peut être difficile de garantir une objectivité totale dans de telles décisions. " Les parents estiment ainsi pour des faits impliquant des violences sur les enfants, la décision ne devrait pas revenir au seul pouvoir organisateur. " La question de savoir si une personne peut ou non continuer à exercer auprès d'enfants devrait être encadrée par des règles strictes et, lorsque cela est nécessaire, relever d'une appréciation indépendante de la justice. Par cette pétition, nous souhaitons rappeler que les citoyens, parents et habitants de cette commune attendent avant tout des décisions qui protègent réellement leurs enfants. "

Ces parents ont également expliqué que leur démarche n'était pas dirigée uniquement contre une personne, " mais contre le principe qu'une personne ayant commis des violences sur les enfants ne puisse être réintégrée dans un environnement scolaire sans garanties claires pour la sécurité physique et psychologique et psychologique des élèves. " La pétition sera également remise à plusieurs ministres, dont la ministre de l'Enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny.


S.L.