«Veiller tant à notre sécurité qu'à celle des autres» : comment les contrôles routiers sont-ils effectués ?

«Veiller tant à notre sécurité qu'à celle des autres» : comment les contrôles routiers sont-ils effectués ?

On estime qu'un accident sur sept entrainant des victimes serait lié à la consommation d'alcool. Dans notre émission "Le + de l'Info", le commissaire Jean Denis Cailleau est revenu sur l'importance que revêtent les contrôles routiers, tant pour sanctionner que pour sensibiliser les automobilistes.

Pour commencer, le commissaire Jean-Denis Cailleau, de la Zone de police du Tournaisis, a tenu à préciser une chose : les contrôles ne servent pas à empêcher de faire la fête. Selon lui, c'est important pour l'équilibre de chacun, mais quand on le fait, il faut s'organiser. Un point sur lequel la campagne Bob sensibilise les automobilistes depuis un bon moment. Est-ce bien entré dans les esprits pour autant ? Pas tout à fait d'après le commissaire.

Les contrôles resteront réguliers

Les contrôles le démontrent, la positivité à l'alcool est encore trop régulière lors des contrôles. Et cela concerne toutes les générations : aux petites heures, les jeunes en sortie de boite seront plus concernés, alors qu'en soirée en fin de week-end, cela touchera plutôt les adultes plus âgés. C'est pourquoi les services de police doivent maintenir les contrôles routiers de manière méthodique selon le commissaire : "Devant les boites de nuit, mais aussi ailleurs. On prévoit au moins un contrôle un week-end sur deux, mais parfois cela peut être deux week-ends de suite. Le but est de faire sentir aux conducteurs qu'ils peuvent être contrôlé n'importe où, n'importe quand. Il en va de même pour les axes de circulation. Nous allons souvent sur les grands, puis nous allons vers les plus petits pour ne pas encourager les automobilistes à prendre la tangente" explique-t-il.

Quel est l'impact des réseaux sociaux ?

Aujourd'hui, des outils comme Waze ou les réseaux sociaux permettent de savoir facilement et rapidement où se trouvent les contrôles de police. Mais Jean-Denis Cailleau l'assure, ses équipes peuvent facilement s'adapter : "Nous faisons des contrôles moins longs car les gens sont vite au courant. Et nous ne manquons pas d'effectifs car des renforts du département permanent d'intervention rejoignent souvent notre service à la mobilité et sécurité routière". L'objectif est donc de garder le cap, mais d'aussi prévenir du danger : "ce qui est important de retenir, c'est qu'en prévenant les copains d'éventuels contrôles, on joue avec les sécurité routière des autres"

Sensibiliser, encore et toujours

Un autre point qui inquiète le commissaire, c'est la fameuse augmentation des tests positives en matière de stupéfiants. Malheureusement, le test de stupéfiant n'est pas imposé à chaque automobiiliste contrôlé contrairement au test d'alcolémie. C'est pourquoi les campagnes de sensibilisation ont elles aussi toute leur importance. À ce propos, Jean-Denis Cailleau l'assure aussi, les nombreux événements de la région collaborent très régulièrement avec les services de police, qui sont présents sur place et publient aussi sur les réseaux. Autant de manières de décourager les automobilistes de prendre le volant après avoir consommé.


T.C.