RFC Tournai : coup de sifflet final ? Que retenir de notre débat ?

RFC Tournai : coup de sifflet final ? Que retenir de notre débat ?

Tournai
RFC Tournai : coup de sifflet final ? Que retenir de notre débat ?

Une émission à retrouver en replay sur notélé.be

L'émission d'1H30 a été marquée par quelques échanges musclés entre les deux branches de la direction actuelle. Le président Rudi Lemoine a marqué son soutien au correspondant qualifié Jean-Michel Caink, souvent présenté comme le responsable principal de la faillite. Une faillite pour laquelle le camp français veut faire appel avec son nouvel avocat, maître Renaud Duchêne.

Un appel concernant la faillite

Coup de tonnerre en début d'émission, Nicolas Sztendera, actuel directeur sportif du RFC Tournai annonce : "Nous voulons faire appel de la faillite avec maître Duchêne." Et Rudi Lemoine, président du club, de s'étonner "Ah, vous avez un nouvel avocat ? J'ai appris que maître Dapsens ne veut plus s'occuper de votre dossier." Et de surenchérir : "Si c'est maître Duchêne on connaît la personne qui est derrière tout cela, c'est monsieur Hakimi qui souhaitait déjà rentrer dans le club par le passé."

Nicolas Sztendera explique ensuite la raison de cet appel : "Déjà nous n'avons pas été prévenus que le club allait être mis sous tutelle. Ensuite, nous avons les moyens de gérer le club pour la fin de saison." Et d'expliquer ensuite que les délais imposés par le curateur pour une offre de reprise sont trop courts.

2026-03-11 13:06:00.0

D'où viennent les fonds ?

Les deux hommes vont poursuivre ensuite leurs explications quant à l'impossibilité de gouverner ensemble. On évoque des conventions non signées, des comptes auxquels la branche française n'a eu accès qu'en décembre. "Et encore, uniquement pour un seul compte, il y en a plusieurs", s'insurge Nicolas Sztendera. Rudi Lemoine, de son côté, reproche un manque de présence dans le club des Français et une certaine obscurité concernant la provenance des fonds qui, hormis les 15 000 euros initiaux, n'ont jamais été versés.

2026-03-11 13:12:00.0

"Cet argent vient de Dubaï, pourquoi nous l'avoir caché ? Vous parliez d'un ancien joueur professionnel, vous n'avez jamais été clairs" s'est exprimé Rudi Lemoine.

Jean-Michel Caink, grand responsable ?

Quand le journaliste de "L'Avenir", Nicolas Nortier, suiveur du club depuis sa création, lit un message de l'ex-gardien Tom Henneton, c'est Jean-Michel Caink, correspondant qualifié qui est pointé.

Rudi Lemoine lui marque son soutien indéfectible. A la question de savoir s'il s'est fait manipuler par Jean-Michel Caink, il répond "Non, je ne me suis jamais fait manipuler. Quand on faisait quelque chose, on le faisait ensemble."

Et d'insister auprès de Nicolas Nortier, en évoquant les nombreuses critiques auxquelles le CQ du club doit faire face : "C'est parce que Jean-Michel a son franc-parler. Moi, je ne suis pas comme ça."

Les regrets de Christophe Martin

La seconde partie d'émission, consacrée au passé du club et à ses difficultés quant à son financement a mis en avant la frilosité des entrepreneurs locaux par rapport à l'image dégagée par le club Sang et Or. La vie du RFCT n'a jamais été un long fleuve tranquille. A commencer par sa relation avec la régie communale autonome comme l'ont rappelé Philippe Rasseneur, ex-président entre 2007 et 2011, et Emmanuel Vandecaveye, actuel président de la RCA et administrateur depuis 2012.

Christophe Martin, ex-gardien et dirigeant du RFCT sous l'ère Philippe Olivier a lui résumé la situation et l'histoire du club : "Je suis convaincu qu'il y avait de bonnes personnes. Peut-être ne se sont-elles pas rencontrées au bon moment mais il ne faut pas regretter ce qui s'est passé car la fusion a été une réussite." Et d'avouer qu'à son départ, en 2019, "le club est sain. Mais je m'en veux d'avoir laisser les clés du club à une ou deux personnes qui n'auraient jamais dû les avoir et qui les ont utilisées pour leurs propres intérêts."

Quid de l'avenir ?

La troisième et dernière partie de ce débat était consacrée aux pistes d'avenir. Outre le projet de la RUS Tournai souhaitant récupérer le matricule historique des Infants et jouer au Luc Varenne, se trouvent sur la table du curateur, maître Caby, le projet de la branche française actuellement dans le club et celui du trio "tournaisien" Bouziane-Vissenaekens-Meurant.

Concernant une reprise par les Français, Nicolas Sztendera a avoué n'avoir pas encore fait d'offre concrète et simplement avoir envoyé le projet à la régie communale autonome.

Le triumvirat tournaisien semble lui plus avancé dans ses démarches mais hier, peu avant cette émission, il a appris que son projet n'était pas retenu par le curateur. Eric Vissenaekens d'expliquer : "Le curateur nous avait fait des propositions, nous lui en avons fait d'autres et la dernière en date n'a pas été retenue, jugée par lui comme insuffisante." Il a néanmoins étayé son propos et détaillé le projet axé pour et vers les jeunes du Tournaisis : "Le but était de rebâtir un club à Tournai pour les Tournaisiens. Aujourd'hui, il faut faire vivre ce club sinon vous avez un stade pour faire quoi ? Mettre des moutons ?"

A maître Caby de trouver maintenant le meilleur repreneur. Celui qui pourra mettre suffisamment d'argent sur la table pour payer une partie des créances mais qui aura aussi un véritable projet pérenne qui recevra l'assentiment de la régie autonome communale. Quelque chose nous dit que le match n'est pas encore terminé et que l'on n'est peut-être pas à l'abri d'une surprise L'élan suscité par le projet tournaisien pourrait peut-être faire infléchir la décision actuelle.

Le coup de sifflet final n'a donc pas encore été donné.


G.L.