Deux conseils en 24h, une plainte contre deux conseillers communaux : la semaine prochaine s'annonce sous haute tension à Brunehaut
La semaine prochaine, les élus brunehautois se réuniront à deux reprises.
Fans de sagas politiques, vous êtes servis. En suivant les aventures des élus de Brunehaut, on est certes loin de la qualité des scénarios de Baron Noir ou de House of Cards, mais le feuilleton continue. Pas besoin d'abonnement. La semaine prochaine, vous aurez droit à deux épisodes pour le prix d'un. Le tarif ? Celui des deux jetons de présence que percevront les élus en l'espace de 24 heures.
Premier épisode, le lundi 2 février, avec un ordre du jour plutôt léger pour la séance publique. Quelques semaines après la démission de Jean-François Gernez, Stéphanie Ghins prêtera serment comme nouvelle conseillère pour le groupe Ensemble pour Brunehaut. Une séance qui devrait se dérouler, logiquement, dans la sérénité.
Le mardi 3 février, l'ambiance risque d'être tout autre. En séance publique, seuls les points de communication et les questions d'actualité sont inscrits à l'ordre du jour. C'est surtout le huis clos qui suivra qui interroge. Un seul point sera abordé : une plainte pour harcèlement et dénonciation calomnieuse, avec constitution de partie civile au nom de la Commune et de la Directrice générale, contre deux conseillers communaux. Le Collège communal se verrait confier le mandat de diligenter la procédure.
Après la saga politique, une saga judiciaire ? Même si aucun nom n'est cité huis clos oblige , selon plusieurs sources, il s'agirait de Nadya Hilali et François Schietse, les deux chefs de file de l'opposition. Ce n'est pas la première fois qu'une action en justice surgit à Brunehaut. Il y a quelques années, ce sont ces deux conseillers communaux qui avaient porté plainte contre la directrice générale. Un non-lieu avait été prononcé quelques mois plus tard.
En début d'année, Ensemble pour Brunehaut avait diffusé un communiqué dénonçant des comportements d'entrave à l'accès à l'information de la majorité envers les membres du groupe. La directrice générale y était directement mise en cause.
Cette fois, c'est un acte fort que semble vouloir enclencher la majorité USB/IC-MR/Les Engagés. Reste à savoir quelles suites judiciaires seront données et quelles en seront les conséquences sur la vie politique locale. Il faudra attendre les prochains mois pour en connaître l'issue. Comme une bonne série politique, cela risque donc de s'étaler sur plusieurs saisons.
R.R.