Marie-Colline Leroy, seule candidate à la coprésidence d'Ecolo : «Il y a une transformation du parti à réaliser»
L'ancienne secrétaire d'État à l'Égalité des genres, à l'Égalité des chances et à la Diversité entre 2023 et 2025 est l'invitée de notre Journal.
Les prétendants à la coprésidence d'Ecolo avaient jusqu'à ce dimanche pour se déclarer. Ils ne sont finalement que deux : la Frasnoise Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre.
L'ancienne secrétaire d'État à l'Égalité des genres, à l'Égalité des chances et à la Diversité entre 2023 et 2025 est l'invitée de notre Journal.
Comment allez-vous faire pour relever le défi d'assumer la vice-présidence d'écolo ?
"C'est une mission qui demande beaucoup de responsabilités. On se sent énormément soutenus. Ce que l'on a voulu, c'est présenter une candidature qui rassemble. Nous sommes assez sereins et déterminés pour relever ce défi."
Vous aviez déjà posé votre candidature pour la présidence du parti il y a un an et demi (finalement remportée par Marie Lecocq et Samuel Cogolati). Cette fois-ci, vous êtes les seuls à apposer votre candidature. Peut-on y voir une forme de démotivation des membres ?
"Je pense que cette fois-ci nous avons voulu travailler en amont pour trouver un duo expérimenté qui avait envie de porter un projet. Gilles et moi avons pris du recul ces derniers mois, ce qui nous a permis de revenir avec un engagement renouvelé, un esprit ressourcé. On a constaté que les membres et les militants étaient encore extrêmement dynamiques et qu'ils veulent se mobiliser pour continuer le projet d'écolo ensemble."
En interne, il va falloir convaincre que vous n'êtes pas à la présidence par dépit. Quelle sera votre stratégie pour redonner un cap aux écolos ?
"Nous avons déposé nos tracts de candidatures dans lesquels nous évoquons une vision, une méthode Ce qu'on veut, c'est travailler sur l'interne, car il y a des débats à mener, une transformation à réaliser. Nous avons conscience de l'attente de nos membres et militants sur cette transformation. Ensuite vient l'externe, où l'on veut porter l'espoir, faire en sorte d'avoir des messages plus clairs, des lignes communes qui sont plus ancrées dans les réalités de chacun et chacune.
S'il n'y a pas d'autres candidats, ce n'est pas pour autant qu'il n'y aura pas de campagne auprès des membres d'Ecolo. Vous allez mener des débats et expliquer votre projet ?
"Oui, et c'est là tout l'intérêt. Désormais, nous allons mener des débats dans les régionales, pour parler de notre vision et de ce que l'on veut transformer chez Ecolo."
Comme nous l'avons évoqué, il va falloir convaincre en interne, mais également à l'externe, auprès des électeurs. Ecolo étant en perte de vitesse ces derniers temps, comment vous comptez reconquérir ces électeurs ?
Je pense qu'aujourd'hui, nous avons tous besoin d'espoir. La situation du monde et sa brutalité actuelle sont difficiles pour tout le monde. Les gens ont besoin d'entendre que nous allons travailler ensemble, de manière solidaire. Nous allons travailler sur la protection de nos droits et nous allons riposter face à ceux qui nous attaquent. Nous allons aller sur le terrain, pour rencontrer et parler avec les gens. Nous allons parler avec les progressistes qui souhaitent une société plus robuste, qui résiste aux chocs. Notre volonté, c'est de faire en sorte d'avoir une vision beaucoup plus agréable et enthousiasmante. Je pense que nous devons être à l'écoute et apporter des mesures très concrètes. Renouveler nos contacts et nos relations avec la société civile sont des priorités pour Gilles et moi."
C.F. et N.T.