Projet urbanistique à Bernissart Lac : la ministre donne un avis favorable sous certaines conditions

Projet urbanistique à Bernissart Lac : la ministre donne un avis favorable sous certaines conditions

Bernissart
Projet urbanistique à Bernissart Lac : la ministre donne un avis favorable sous certaines conditions

Une pétition contre ce projet avait réuni près de 40.000 signatures en février.

Interpellée par le député Hervé Cornillie (MR), la ministre de l’environnement, Céline Tellier (Ecolo) a donné des précisions quant à l'avenir du projet urbanistique à Bernissart Lac. Pour rappel, ce projet avait été soumis à une enquête public du 5 janvier au 3 février dernier. Celui-ci prévoit un changement du plan de secteur et la construction de 175 logements dans cette zone. Une pétition contre ce projet avait alors été lancée par des riverains réunis sous l'association "Natur’au lac". Elle avait recueilli près de 40.000 signatures.

La ministre a répondu que son administration avait bien remis un avis favorable moyennant certaines conditions : "L’avis du DNF (Département de la Nature et des Forêts) et du DEMNA (Département de l'Étude du milieu naturel et agricole) a bien confirmé et mis plus en lumière encore l’intérêt biologique du site, mais principalement concentré sur la partie nord-est du site, au niveau du terril et de la friche attenante", a-t-elle détaillé.

Le projet a ainsi été modifié afin de répondre à ces nouvelles exigences : "Cette modification prévoit d’inscrire une zone d’habitat restreinte à la zone sud du lac, dans la prolongation de la zone d’habitat existante et une petite partie de l’autre côté de la rue des Iguanodons. La zone de loisir sera également restreinte à une surface autour des installations d’accès au lac de Bernissart. Le solde du périmètre autour du lac sera inscrit en zone d’espace vert. La zone de lac reste inchangée."

Une zone à faible potentiel biologique

Pour la ministre, la friche où est prévue l’urbanisation présente un potentiel biologique assez faible. A l'inverse, d'autres zones possèdent un intérêt plus important : "Les parties dont le potentiel biologique est important feront l’objet d’une modification du plan de secteur, passant de la zone de loisir à la zone d’espace vert. Cette modification apportera donc une meilleure protection légale aux milieux qu’elle abrite et aux espèces qui la fréquentent", explique Céline Tellier.

Le DNF contrôlera l’application des conditions et collaborera avec le Parc Naturel des Plaines de l’Escaut dans la renaturation d’une partie de ce SGIB (Site de grand intérêt biologique) et dans le suivi de ces mesures particulières. "Je peux donc confirmer que rien n’a été laissé au hasard dans ce dossier sensible.", conclut la ministre.


Rédaction en ligne