Polémiques à Miss Belgique : nos candidates régionales y répondent

Polémiques à Miss Belgique : nos candidates régionales y répondent

Wallonie picarde

Une semaine après la finale de Miss Belgique, les deux candidates wallonnes picardes étaient nos invitées. Elles ont parlé de leur aventure, mais aussi des critiques qui traversent le concours.

Il y a un peu plus d'une semaine, le concours de Miss Belgique se clôturait. Un concours où la Wallonie picarde a envoyé deux candidates cette année. Catherine Choquet de Tournai, qui a terminé à la place de quatrième dauphine, et Sophie Devoldere, Mouscronnoise éliminée aux portes du Top 15.

En même temps, le concours a fait parler de lui négativement suite à l'enquête de nos confrères de la RTBF. Des révélations sur le concours de beauté parlent de clauses abusives dans les contrats, de comportements inappropriés de la part d'un membre du comité, et de pressions financières sur les participantes.

Comment nos deux candidates régionales ont-elles réagi à ces critiques ? Ces concours doivent-ils évoluer ? Elles étaient les invitées de notre magazine " Le + de l'Info" pour en parler.

Des clauses abusives ?

L'une des polémiques sur le concours vient du contrat signé par les candidates. Une clause stipule que les participantes ne peuvent pas parler négativement du concours, même après sa diffusion. Une manière d'empêcher les candidates de dénigrer l'organisation après un éventuel mauvais résultat. Interrogée sur notre plateau, la candidate mouscronnoise ne voit pas cela comme de la censure : "Le contrat, on ne nous oblige pas à le signer, s'il y a des clauses qui nous déplaissent ou ne nous conviennent pas, en aucun cas, on nous force à signer quelque chose".

De la même manière, une autre clause stipule que les candidates doivent participer côute que côute au concours, jusqu'au bout, sous peine d'une lourde amende. Catherine Choquet, qui a été élue Miss Wallonie, défend l'organisation du concours "c'est une émission télévisée, si au début, ils annoncent au public qu'il y a 32 finalistes, et qu'à la fin, on est plus que 20, ça ne va pas. Je trouve ça assez normal d'avoir des clauses de ce type à signer".

Des pressions financières sur les candidates ?

Selon la RTBF, les candidates seraient soumises à des pressions financières. Vente de places forcée, achat d'une robe onéreuse chez un partenaire du comité, incitation au vote... : des mécanismes qui pousseraient les filles à ramener le plus d'argent possible, et faire bonne impression aux yeux du comité.

La Mouscronnoise Sophie Devoldere ne s'est pas sentie utilisée pour ramener de l'argent au comité : " Le coût dépend de chaque fille. Il y a l'inscription qu'on doit payer comme dans chaque club de sport. Les maillots et les robes de spectacle, c'est eux qui nous les prêtent pour la cérémonie. Et la robe personnelle, chacune peut décider si on va la chercher dans un sponsor ou non. C'est un choix personnel. Et ça n'a aucune influence sur la décision finale du comité "

Vers une évolution de ces concours ?

Si certains détracteurs plaident pour arrêter complètement ce type de concours, le considérant comme rabaissant pour le rôle de la femme. D'autres préfèrent les voir évoluer. L'époque du "sois-belle et tais-toi" est-elle terminée ? Dans notre région, des concours locaux de miss ont fait leur retour avec des nouveautés.

Nos candidates régionales disent déjà voir une évolution : "Au fur et à mesure des époques, ça a évolué. Maintenant sur Miss Belgique, on a beaucoup plus le côté caritatif" explique Catherine Choquet.

Si une évolution est en cours, cette édition 2026 est plus que jamais sous le feu des critiques, tant sur le fond que sur la forme. Rappelons finalement que cela fait 14 ans qu'une candidate francophone n'a pas été élue Miss Belgique.

Vous pouvez revoir notre émission complète ci-dessous.


L.L.