Réforme des médias de proximité : Jacqueline Galant renvoie la balle aux directions des médias
Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé vendredi dernier, en troisième lecture, son projet réforme des médias de proximité. Le texte doit désormais passer devant le Parlement.
Une nouvelle étape a été marquée ces derniers jours dans la réforme des médias de proximité. Vendredi dernier, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a donné son feu vert au texte en troisième lecture. Celui-ci prévoit notamment de faire passer le nombre de médias reconnus de douze à huit maximum à partir de 2031. En Hainaut, où coexistent actuellement notélé, Antenne Centre, Télé MB et Télésambre, seules deux structures - qui pourraient englober plusieurs marques - pourront encore être reconnues.
Le flou réside encore cependant sur la manière dont les rapprochements ou fusions auront lieu d'ici là. Sur ce point, Jacqueline Galant renvoie la balle aux directions des médias concernés. "Ce sont les patrons des médias de proximité actuels qui doivent se parler, qui doivent trouver des synergies, qui doivent trouver des chemins pour pouvoir travailler ensemble et arriver à deux médias pour le Hainaut", explique la ministre.
Des économies jugées nécessaires
La ministre justifie également cette réforme par les difficultés financières rencontrées par le secteur. Elle rappelle que les médias de proximité ne sont pas les seuls concernés par les efforts budgétaires décidés par le gouvernement. "Tous les secteurs ont fait des économies au niveau de la Fédération Bruxelles-Wallonie. Dans le cadre du premier conclave budgétaire, l'indexation des médias de proximité a été gelée pour toute cette mandature. Il y a également des économies qui vont être opérées au niveau de la RTBF", souligne-t-elle.
Dans son argumentaire, Jacqueline Galant évoque aussi "la diminution des recettes publicitaires et les différences de financement entre les médias, notamment au niveau des contributions communales." Une situation qui impose, selon elle, de revoir leur fonctionnement.
Pour la ministre, cette réforme constitue même une condition de survie des médias locaux. "S'il n'y avait pas eu cette réforme, je pense qu'il n'y aurait plus aucun média de proximité qui existerait dans dix ans."
Cette réforme continue donc d'avancer et continue de susciter des inquiétudes dans le secteur. Le texte doit encore franchir l'étape parlementaire avant son adoption définitive.