Des arbres au pied de la cathédrale : la Ville de Tournai dévoile son plan canicule
Ce plan agit sur une dizaine de points, allant de l'organisation des crèches au travail social en passant par l'organisation de "refuges climatiques".
Le collège communal a présenté son plan canicule ce jeudi. Un plan transversal qui vise autant les actions sociales que les salles de sport, les crèches, le bien-être animal ou même l’aménagement de refuges climatiques. Il s’agit de bâtiments plus frais, susceptibles d’accueillir des personnes qui souffrent de la chaleur. Cela concerne le musée de la tapisserie et une dizaine d’églises. L’idée est que les personnes puissent y venir quelques heures pour travailler, lire, étudier…
Ces refuges climatiques seront recensés sur le site de la Ville de Tournai (onglet « Forte chaleur »). On y trouvera aussi la localisation des parcs ombragés, des fontaines d’eau et d’espaces avec une ventilation naturelle.
Pour créer de nouveaux îlots de fraîcheur à l’avenir, la Ville de Tournai entend végétaliser l’espace public (arbres, plantes grimpantes, revêtements végétaux…). « Dorénavant, chaque fois que la commune initiera un projet urbanistique, elle veillera à en profiter pour planter des arbres en pleine terre », assure l’échevin de l’Urbanisme Benjamin Brotcorne (Les Engagés).
Ce sera déjà le cas pour les chantiers en cours à la rue Saint-Martin, au Quai Sakharov et sur la place Paul-Emile Janson, précise-t-il. L’espace entre le Carré Janson et la cathédrale (qui sert actuellement de base au chantier) sera aménagé avec pelouse et plantation d’arbres. On pourrait, paraît-il, y retrouver ces acacias qui, autrefois, donnaient leur nom à cette place.
L’administration veillera aussi à la végétalisation lors de la délivrance des permis d’urbanisme pour les projets privés. Des éléments comme la végétalisation des toitures plates, des façades et des parkings, la préservation des jardins ou le choix des revêtements seront pris en compte.
Le plan canicule s’attarde aussi sur le travail social. D’une part, pour mieux repérer les situations potentiellement critiques vécues par les personnes isolées, en travailleurs avec les comités de quartier ou de village. Et d’autre part, en intensifiant la présence en rue auprès des personnes les plus fragiles.
Le plan prévoit aussi une série de balises pour le fonctionnement des crèches, des écoles et des infrastructures sportives en cas de canicule. « L’idée est de ne plus devoir agir un peu à l’emporte-pièce face à une urgence mais de fixer des règles, dit l’échevine de l’Enseignement Natacha Duroisin (Engagés). Dès qu’une canicule est là, les établissements savent comment agir, sans devoir attendre une décision du collège. On sait que ces situations vont se répéter, cela doit donc entrer dans nos habitudes de fonctionnement. »
C.D.C.