«Les budgets fondent» : des enseignants du Centre éducatif Saint-Pierre de Leuze distribuent des glaces pour sensibiliser à la réforme de Valérie Glatigny

«Les budgets fondent» : des enseignants du Centre éducatif Saint-Pierre de Leuze distribuent des glaces pour sensibiliser à la réforme de Valérie Glatigny

Les enseignants du Centre éducatif Saint-Pierre ont mené une nouvelle action symbolique ce mardi pour poursuivre la mobilisation contre la réforme de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

À la sortie des classes, difficile de résister à une glace sous cette chaleur estivale. Au Centre éducatif Saint-Pierre de Leuze, les enseignants ont profité des températures élevées pour mener une action originale de sensibilisation contre la réforme de l'enseignement portée par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Glaces à la main, les professeurs ont accueilli élèves et parents à la sortie de l'école. Derrière cette distribution conviviale se cachait un message bien précis : dénoncer la " fonte " des budgets alloués à l'enseignement.

Depuis une semaine, le quotidien de l'établissement est rythmé par différentes actions de mobilisation. Les enseignants entendent maintenir la pression alors que le dossier continue de faire débat au niveau politique.

" Continuer à se faire entendre "

Pour Justine Vervaeke, enseignante au sein de l'établissement, l'objectif était de sensibiliser les familles de manière accessible et symbolique.

" On a profité des fortes chaleurs pour expliquer que le climat était très chaud en ce moment dans l'enseignement. On a distribué des tracts et des glaces pour rafraîchir un peu l'atmosphère et expliquer qu'on veut aussi un rafraîchissement de l'atmosphère dans l'enseignement ", explique-t-elle.

Le report du vote du décret-programme est perçu comme un premier signal positif par les enseignants mobilisés.

" Un vote reporté, c'est déjà une victoire à mon avis. Ce n'est pas la fin de la bataille, mais ce sont déjà des indicateurs qui nous poussent à croire que ça porte ses fruits ", poursuit l'enseignante.

Pour autant, la mobilisation ne devrait pas faiblir dans les prochains jours.

" Un report, ce n'est pas une décision annulée. Il faut continuer à se faire entendre et voir ce qu'il en sera du Conseil d'État, et si le gouvernement est capable de nous écouter et peut-être revoir sa copie ", conclut Justine Vervaeke.

À l'image des températures actuelles, le climat reste donc particulièrement chaud dans le monde de l'enseignement.


J.C.


ST